Sitting on a cornflake


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Le petit lamentin

Lui : et alors, on l’entend plus celle-là, ça fait un bail
Moi : ouais non mais je suis pas cotoyable
Lui : mais si, moi tu m’adores
Moi : ouais non mais là n’est pas la question
Moi : la question y’en a pas d’ailleurs
Moi : ha si je vais faire un site internet

Lui : ah, dac
Moi : bla bla bla bla bla… (confidentiel encore)
Lui : lol
Moi : je pense que tu pourras y faire un tour
Lui : hors de question
Moi : quoi ?
Moi : je l’ai créé spécialement pour toi tellement que je t’adore

Lui : menteuse
Lui : je veux ta place
Moi : qué place
Moi : elle est pourrie ma place
Moi : je déteste la vie
Moi : garde la tienne

Lui : roh
Lui : ça va changer bulette
Moi : merci
Moi : c’est gentil
Moi : mais je suis tellement trop sensible

Lui : hein ? moi aussi, c’est pas grave ça
Moi : si c’est grave parce qu’on finit par bader de tout
Moi : parce que la vie est si difficile tu vois

Lui : oui je vois ça, tu es un petit lamentin si tu veux mon avis
Moi : lol
Moi : tu as très très raison

Lui : oui, ben c’est moi qui vient à l’instant de recevoir une lettre très triste, alors s’il te plait hein, un peu de décence
Moi : c’est quoi ?
Lui : rien de spécial, rien de nouveau, la mocheté de l’existence
Lui : alors si on se sort pas les doigts du cul en essayant d’oublier toute cette merde
Lui : on ira pas loin ma petite
Moi : ben
Moi : le souci c’est que les gens trop sensibles se droguent ou se pendent
Moi : dans le meilleur des cas ils deviennent des artistes
Moi : c’est sim qui t’a écrit cette lettre ?

Lui : oui, du ciel
Moi : c’est annevé ?
Lui : yep
Moi : c’est très triste ?
Lui : non, pas plus, c’est triste
Lui : mais c’est commun
Moi : pourquoi vous arrivez pas à être juste bien ensemble ?
Lui : sais pas, le grand drame de ma petite vie
Moi : est-ce que tu crois vraiment que c’est possible d’oublier cette mocheté ?
Lui : ouais
Moi : moi aujourd’hui j’ai eu une mocheté aussi
Moi : j’y ai beaucoup pensé
Moi : une petite gamine du lycée a eu un gros malaise
Moi : elle avait l’air si fragile et si perdue que j’avais envie de pleurer
Moi : j’avais fini de travailler mais je suis restée avec elle pendant une heure
Moi : elle était tétanisée et désorientée
Moi : elle avait une toute petite voix et les yeux dans le vide
Moi : elle comprenait plus rien a la vie
Moi : à un moment elle est tombée par terre
Moi : évanouie
Moi : j’ai eu très peur
Moi : quand je suis partie de l’infirmerie, elle allait pas mieux
Moi : ça m’a beaucoup marquée
Moi : voilà

Lui : …
Moi : mon problème tu vois c’est que j’ai toujours envie de pleurer
Moi : de pleurer de tristesse

Lui : hmm, j’connais
Moi : je suis un petit lamentin


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